Choisir ses chaussures de randonnées

Que l'on soit en pays chaud ou tempéré, confort et maintien du pied prédomi nent sur toute autre considération, s'agissant de randonnée, cette activité de plein air qui fait de plus en plus d'adeptes.

 

On les voit sur les pentes de la montagne Pelée ou de la Soufrière, ou aux alentours de Saül, ces marcheurs qui partent à la découverte de nouveaux sentiers, de paysages saisissants, de plein air. Ils sont souvent "accros" à ces rendez-vous avec la nature pleine et entière, effectués à pied, en suivant un itinéraire, balisé ou non, seuls ou en groupe. 

Sac sur le dos, gourde en bandoulière, parfois bâton à la main, le randonneur est avant tout un marcheur portant des vêtements adaptés à la chaleur et à l'humidité, et surtout des chaussures de marche robustes et adaptées à ses pieds. Un mauvais choix pourrait se traduire par l’apparition d’ampoules, d’orteils pincés. Il multiplierait aussi le risque d’entorse de la cheville, de chute, ou encore d’aponévrosite plantaire (inflammation de la membrane fibreuse entourant le muscle plantaire au niveau de son insertion au niveau de l'os du talon), fréquente chez les coureurs, danseurs, marcheurs, etc.). 

Le confort à tout prix 

Quel que soit le type de randonnée, le confort des chaussures doit être assuré. Et toute chaussure doit être testée avant l'achat définitif. Les magasins spécialisés non seulement prodiguent des conseils, mais disposent aussi souvent de petites plateformes de test, vallonnées, pour pouvoir monter et descendre, ce qui aide à définir si le pied bouge ou non dans la chaussure. Mais encore faut-il pouvoir se rendre dans de tels magasins... 
• Testez vous-mêmes : une simple planche de bois posée sur un support pour définir une pente suffit toutefois à tester, en montée et descente : la chaussure lacée, le bout du pied ne doit jamais venir taper contre elle. 
• Avant de lacer les chaussures : veillez à poser le pied à la verticale, sur le talon, pointe vers le haut, puis lacez fermement.
• Choisissez la bonne taille : 
- pour la longueur : enfilez les chaussures et, sans les lacer, vous devez être capable de glisser l’index entre votre talon et l’arrière de la chaussure. Attention toutefois, une fois la chaussure lacée, le talon ne doit pas bouger verticalement ni en marchant à plat, ni dans les descentes ou les montées 
- pour la largeur : la chaussure doit être ajustée sans serrer, tout en portant des chaussettes adéquates. De même, mieux vaut les essayer dans l'après-midi lorsque les pieds ont gonflé, plutôt qu'en début de matinée.

DE L’IMPORTANCE DES CHAUSSETTES

Ne pas hésiter à investir dans des chaussettes de randonnées qui participent, elles aussi, au confort des pieds en assurant confort, respirabilité, vitesse de séchage (sans parler de la chaleur si vous deviez faire un trekking en zone froide). Elles sont équipées de renfort aux bons emplacements, de "talons formés" pour éviter les frottements donc les ampoules, d'un renforcement de la zone tibiale pour le confort, de coutures plates au niveau des orteils pour éviter les zones de compression. La maille "bouclette" permet un bon amorti. Quant à la matière elle dépend de la zone climatique dans laquelle s'effectue la randonnée; Certaines marques proposent même une différenciation pied droit / pied gauche avec une protection morphologique adaptée pour les zones d'appui.

Autres critères de choix 

• la languette, doit disposer d'un soufflet latéral et être suffisamment rembourrée, pour assurer une bonne protection contre l’eau, la poussière et le confort sur le coup de pied, notamment lors de montées ou descentes raides. 
• les semelles intérieures (dites de propreté) de qualité améliorent le confort. Rares sont celles qui assurent le maintien de la voute plantaire. Et pour ceux qui souffrent de pieds sensibles, il peut être envisagé des semelles orthopédiques adaptées 
• le laçage est le plus souvent assuré par des anneaux en forme de D et de crochets ouverts. Habituellement, l’un des crochets ouverts dispose d’un mécanisme auto-bloquant, un système très utile pour maintenir la tension du lacet exercée sur la partie basse de la chaussure 
• la semelle extérieure, par les motifs et les types de caoutchouc utilisés, définit l’adhérence de la chaussure sur les différentes surfaces. Ainsi, des motifs larges et espacés favorisent l’expulsion de la boue ou de la neige et augmentent l’adhérence sur ce type de terrain
• la hauteur et qualité de la tige. Lorsque l'on parle de tige c'est de toute la partie externe de la chaussure qui est fixée à la semelle extérieure. Elle peut être basse, moyenne ou haute, et peut être faite en cuir avec un minimum de coutures pour donner un maximum de robustesse et de longévité à la chaussure ou en tissus synthétiques, plus légers mais souvent plus fragiles. Elle peut avoir subi des traitements pour garantir son imperméabilité 
• la semelle intermédiaire garantit en grande partie de la rigidité d’une chaussure. plus la rigidité sera élevée, plus la torsion et la flexion de la chaussure seront difficiles, mais plus la tenue de pied sera garantie dans les conditions délicates (semelle rigide pour crampons) 
• le tour de cheville protège celle-ci des coups et des éraflures, stabilise la malléole et empêche la pénétration de cailloux dans la chaussure. Un bon rembourrage participe au confort. Stabilisation et confort rendent moins fatigante la randonnée.

Selon le type de randonnée

Outre le confort, le choix des chaussures sera dicté bien évidemment par le type de terrain, la difficulté du parcours, les conditions climatiques. 
• chaussure basse de randonnée (dite de trail) : pour courtes marches sur des terrains relativement plat, sec. En cas de pluie et humidité, préférez des chaussures étanches/ respirantes 
• chaussures à tige moyenne (mid) : pour terrains vallonnés moyennement accidentés, pas trop techniques. Un soutien plus marqué de la cheville est requis, tout comme une plus grande rigidité et un meilleur amorti que ceux offerts par une chaussure de trail. Une semelle extérieure

avec des motifs plus profonds et plus larges aura une meilleure accroche sur une plus grande variété de terrains. 
• chaussures à tiges hautes : pour des randonnées longue durée, avec sac sur le dos, préférez des chaussures robustes et confortables qui maintiennent la cheville. Des semelles, plus rigides et assurant un meilleuramorti protègeront les pieds du martèlement à répétition sur des surfaces dures ou des pierres pointues 
• Chaussures spécifiques à la montagne ou à la glace : très rigides, très robustes et solides, assurant un excellent maintien de la cheville.


ASSURER L’ENTRETIEN 

Acheter une bonne paire de chaussures de randonnées revient souvent cher. Autant les faire durer : 
• il faut les laver (utiliser une brosse souple et de l’eau froide ou tiède) afin de retirer la boue après chaque journée de marche 
• après chaque marche, retirer la semelle intérieure pour la laisser sécher et ouvrez les chaussures en grand en desserrant (ou mieux en enlevant) les lacets. Mettez-les à sécher à l'ombre et à l'air, loin d'une source de chaleur 
• si l'intérieur est trempé (vous avez dû traverser un ruisseau), bourrez-les de papier journal pour accélérer le séchage 
• une fois la randonnée achevée et le nettoyage effectué (y compris des semelles extérieures), appliquez un traitement sur le cuir : - une fois par an un produit dit imperméabilisation (qui fait que l'eau glisse sur le cuir au lieu de s'infiltrer) - une crème protectrice pour éviter que le cuir ne sèche et ne craquelle.